Overblog Tous les blogs Top blogs Associations & ONG
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Bienvenue à Thèse

Chant1

20 Février 2013 , Rédigé par Sports A Thèse Publié dans #Chant

Appoggio

Comment établir un appoggio?

En d'autres termes, comment établir une pression sous-glottique sans exercer de pression directe sur les cordes vocales? (La coordination de la résonance et du souffle, que certains, comme Miller, associent au terme "appoggio", sera traitée ailleurs.)

S'il est inapproprié de pousser l'air contre les cordes vocales (voir l'article sur la Pression sous-glottique), il n'est pas pour autant plus intelligent de retenir son air en "poussant vers le bas".

En effet, pousser vers le bas revient (sauf à affaisser simultanément le thorax dans une mesure supérieure, ce qui est particulièrement contre-productif!) à accroître le volume de la réserve d'air contenue par les poumons. Comment pourrait-on prétendre augmenter la pression interne de sa réserve d'air en en accroissant le volume?

Certes, il faut considérer que la tendance "naturelle" de cette réserve d'air est de se vider, du moins jusqu'à sa position de repos (dans laquelle les poumons ne sont pas totalement vidés - voir Cornut p.6).

Cette "vidange" naturelle ne produit cependant pas de son. Si l'on accole les cordes vocales pendant cette expiration "passive", on obtient un son "expiré", blanc, sans vibrato. Cela ne suffit donc pas.

Il est nécessaire d'augmenter la pression de l'air contenu dans les poumons, donc de réduire le volume pulmonaire, mais sans pousser cet air directement contre les cordes vocales.

La question n'est donc plus "pousser ou retenir", mais "où pousser et où retenir".

Pour soulager les cordes vocales, plusieurs possibilités s'offrent au chanteur. Elles ne sont pas forcément antagonistes, et je les évoque ici sans hiérarchie précise. Chacun peut préférer une formulation ou une autre, un schéma ou un autre, et cette préférence peut évoluer. Il peut parfois être bénéfique de changer plusieurs fois de "visualisation" au cours d'une même séance de travail.

Dans tous les cas, il s'agit de maintenir une activité des muscles inspirateurs pendant l'expiration. La question de l'attaque (ou "début de son" pour Miller) devient donc cruciale, puisque c'est le moment où les muscles expirateurs vont prendre le dessus sur les muscles inspirateurs. Cette modification d'équilibre peut être quasi-instantanée mais n'en est pas moins progressive. L'activité des muscles inspirateurs sera ensuite maintenue tout au long de la phrase chantée, dans un équilibre antagoniste avec les muscles expirateurs.

Publicité
Chant1

Commenter cet article